ETUDES

Littéraire de cœur et de formation, j’ai intégré l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm après deux années passionnantes en classes préparatoires aux lycées Louis-le-Grand et Sainte-Marie-de-Neuilly. Licenciée d’histoire, je réalise ensuite un master sur la Résistance en France et décide finalement de passer l’agrégation de Lettres classiques en 2014.

Je prépare actuellement un doctorat en Littérature comparée et enseigne parallèlement les Lettres à l’université. Transmettre les trésors de notre culture auprès des étudiants pour mieux leur permettre d’appréhender le monde, éveiller leur admiration face au génie de nos plus grands auteurs, susciter leur émerveillement devant la beauté de notre langue : telle est ma passion.

ENGAGEMENTS

Déceptions politiques

Enthousiasmée par la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, j’ai pris ma carte à l’UMP entre 2006 et 2007. Je la rendais malheureusement un an plus tard, déçue par l’absence des grandes réformes structurelles annoncées ainsi que par des pratiques qui manquaient parfois de simplicité et de hauteur de vues. Je me suis alors radicalement détournée de la politique, comme beaucoup de jeunes de mon âge, en jurant de ne plus jamais m’y intéresser et de ne plus jamais m’encarter.

Les Veilleurs

La victoire de François Hollande en avril 2012 puis les débats autour de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe m’ont rappelée à la réalité. Ce réveil est d’abord né d’une révolte : il a pris chez moi sa source dans un profond sentiment d’injustice. Injustice faite aux enfants que l’on privait de leur droit le plus fondamental. Injustice faite aux personnes homosexuelles à qui l’on promettait un pseudo-mariage. Injustice faite aux opposants à la loi Taubira que l’on caricaturait à l’envi pour mieux les bâillonner.

C’est aussi dans mon école (ENS) que j’ai pris la mesure de l’idéologie à laquelle nous étions confrontés, notamment lors d’un débat entre pro et anti mariage pour tous. Ce débat était passionnant et s’est remarquablement bien passé, dans le respect absolu de chacun, malgré les divergences qui nous opposaient. Or j’ai été extrêmement choquée de ne pas retrouver la même qualité de débat à l’Assemblée et dans les médias.

Cette révolte a abouti à mon engagement aux Veilleurs : j’ai pris conscience que pendant trop longtemps nous avions subi passivement les évolutions culturelles et politiques qui nous ont insensiblement menés à des lois iniques. J’ai compris que le temps de la passivité était révolu, et que l’engagement n’était plus une option, mais une nécessité.

Sens Commun

À partir du mois de juin 2013, lors de nos veillées, nous invitions les gens à réfléchir à une forme d’engagement concret pour la Cité, associatif, professionnel ou politique. J’ai pour ma part pensé à l’engagement politique à la suite d’une conversation avec François-Xavier Bellamy et de rencontres avec Arnaud Bouthéon, Sébastien Pilard, Gaspard Le Pomellec ou encore Marie-Fatima Hutin. De là est né Sens Commun.

Notre constat était le suivant : pendant trop longtemps, nous avions déserté le champ politique et en payions aujourd’hui le prix. Avec Sens Commun, l’idée était donc de lancer une initiative citoyenne, d’apporter du sang neuf, de faire de la politique autrement, à partir de convictions claires, et surtout de redonner un cap à l’UMP que nous avons choisi d’intégrer pour changer les choses de l’intérieur. Nous voulions donc reprendre notre propre destinée en main, plutôt que de laisser les autres décider à leur place.

Comme beaucoup des adhérents de Sens Commun, nous n’étions jusqu’alors ni encartés ni engagés en politique. Notre but : pousser la droite à s’emparer des sujets de société plutôt que de les abandonner à la gauche ; préparer l’alternance en 2017 en aidant les Républicains à retrouver une colonne vertébrale et un cap clair ; être force de propositions et encourager les élus animés par un authentique sens du bien commun ; contribuer à la formation d’une nouvelle génération de militants dans notre pays, en s’appuyant sur le partage de pratiques justes et incarnées.

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Je suis convaincue que le renouveau de la politique passera par des initiatives citoyennes et par une meilleure prise en compte des aspirations de la base. Réconcilier la politique avec le réel, c’est d’abord reconnecter la sphère politique avec la société civile. C’est également consentir humblement à n’être pas la mesure de toute chose et reconnaitre ses propres limites, plutôt que de chercher à conformer le monde à ses théories ou ses désirs particuliers. C’est enfin refuser toute approche individualiste pour aspirer sans cesse à la recherche du bien commun.