De choses et d'autres...

Madeleine de Jessey

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La désunion nationale

La Corse aura décidément alimenté l’actualité de cette période de Noël. Souvenez-vous, le 17 décembre 2015 : le candidat nationaliste Jean-Guy Talamoni faisait grincer les dents de la métropole en prononçant devant l’Assemblée régionale son discours d’installation… en corse. Il aura fallu à peine plus d’une semaine à l’île de beauté pour attirer une nouvelle fois l’attention des médias : dans la nuit du 24 au 25 décembre, deux pompiers et un policier sont blessés à la suite d’un guet-apens tendu par des jeunes du quartier de l’Empereur, à Ajaccio. Le lendemain, la manifestation de soutien aux victimes de ces agressions se transforme en vendetta : une salle de prière musulmane et le lieu du drame sont saccagés.

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Ce qui n’a pas été fait

 

Ce papier m’attirera vraisemblablement les foudres d’un certain nombre de personnes qui estimeront sans doute que j’enfreins l’union sacrée pour des raisons purement partisanes. Qu’on se le dise : ma démarche ne vise pas à sanctionner un parti pour en défendre un autre. J’estime d’ailleurs que la droite a pris en son temps des décisions qui ont leur part dans la situation dramatique que nous vivons aujourd’hui (réduction du budget des armées, réforme des services de renseignement, guerre en Libye, …).

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Donnez-leur un idéal !

Frappes en Syrie, fermetures des mosquées salafistes, perquisitions et arrestations… Ces opérations s’imposaient, elles ont été prises immédiatement et nous ferons tous bloc derrière le gouvernement pour qu’il les mène à bien, jusqu’au bout.

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Najat Vallaud-Belkacem ou l’endormissement comme vertu politique

Lorsque j’ai dénoncé avec d’autres, la semaine dernière, l’habile manipulation opérée par Najat Vallaud-Belkacem pour affaiblir la mobilisation contre la réforme du collège avec l’annonce trompeuse de la « dictée quotidienne » et du « calcul mental », certains m’ont accusée de paranoïa, me reprochant de voir le mal partout et de crier au loup, par principe, à chaque déclaration de la ministre.

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Cher parent, où seras-tu ?

Cher parent,

Tu étais très remonté, l’été dernier, en prenant connaissance du projet de réforme du collège et des nouveaux programmes prévus de la rentrée 2016: moins de temps consacré aux fondamentaux, un programme d’histoire faisant l’impasse sur certaines périodes pourtant essentielles, un programme de français promouvant une culture hors-sol, des EPI réduisant l’école à une vaste colonie de vacances, la suppression de filières qui étaient de véritables tremplins pour les élèves de ZEP, des consignes pédagogiques jargonneuses et déconnectées du réel… Bref, tu avais bien des raisons de t’émouvoir, avec les deux tiers des Français qui s’opposaient farouchement à cette réforme en juin dernier.

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Réfugiés : Pour un appel à la responsabilité de tous

Il aura beaucoup été question de l’Europe, cette semaine. De son « incurie » face aux réfugiés, de sa réaction bien tardive, de l’ « égoïsme » de certains pays, de l’humanisme des autres… Voilà maintenant que l’administration de l’ONU s’en mêle, en réclamant à l’UE une action commune en faveur des réfugiés.

Il est néanmoins surprenant que cette même administration ne réclame rien des pays du Golfe. L’Europe réagit tardivement, certes, mais qu’ont fait l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Oman et Bahreïn, depuis le début du conflit ? A ce jour, ils n’ont tout bonnement développé aucune politique d’accueil des réfugiés. Par-delà la tradition d’hospitalité censée caractériser ces régions, l’accueil des réfugiés arabes semblerait d’autant plus naturel qu’ils retrouveraient là-bas la même religion ainsi qu’un grand nombre de repères culturels et linguistiques.

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Les réfugiés et nous

Peut-être les avez-vous vues circuler sur les réseaux sociaux: ces photos d’enfants inconnus, recrachés par la mer, balayés par les flots, le ventre gorgé d’eau, les yeux recouverts par le sable d’un continent qu’ils ne verront jamais. Certains s’indignent qu’on exhibe ainsi ces images et crient au voyeurisme. Il me semble pourtant que la meilleure façon d’honorer ces victimes consiste au contraire à ouvrir les yeux sur leur sort, mais aussi et surtout à dépasser l’émotion pour dresser ici les constats qui s’imposent.

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Bac soldé, élèves sacrifiés

Silencieux et livides, au bord du malaise pour certains, ils s’agglutinent avec angoisse devant les panneaux d’affichage de la cour du lycée. Après la cohue, le soulagement: ça y est, leur nom leur est apparu dans la liste pléthorique des admis au baccalauréat ; ils ont réussi leur rite de passage et ont en poche le sésame de leur vie d’adulte. Il faut néanmoins reconnaître que le suspens était assez faible: entre 1980 et 2014, le taux d’obtention du bac d’une classe d’âge est passé de 26 à… 87,9%. Il est néanmoins fort à parier que le Ministère, fidèle à son traditionnel jeu de dupes, se félicitera de ces excellents résultats qui témoignent indubitablement de la réussite de l’école républicaine dans sa mission première: démocratiser le savoir, donner au plus grand nombre accès aux études supérieures.

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Nuit du Ramadan à la mairie de Paris ou la laïcité à géométrie variable

Ce lundi soir, l’Hôtel de Ville de Paris a célébré en grande pompe la «Nuit du Ramadan» en présence d’Anne Hidalgo et du recteur de la grande mosquée de Paris. Au programme: concert d’un groupe marocain et rupture du jeûne autour d’un cocktail d’amandes et de lait.

Alors voilà: je suis admirative du jeûne qu’accomplissent chaque jour mes compatriotes musulmans, surtout en ces périodes de forte chaleur. Je suis heureuse que ce jeûne favorise la convivialité et le partage, notamment avec les autres religions, comme à Verdun où l’imam a invité les représentants des autres cultes à venir partager la rupture du ramadan. Mais je voudrais qu’on m’explique.

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Des méthodes du gouvernement

Alea jacta est : la réforme du collège fera sa rentrée des classes en septembre 2016, que vous le vouliez ou non. Indignation des uns, consternation des autres. Et personne pour saluer l’un des plus beaux coups de force qu’ait depuis longtemps connu notre bonne vieille République. Celui de réformer l’enseignement en passant outre l’avis des trois acteurs les plus essentiels à la réussite de tout projet éducatif: les parents, les enseignants, la Nation.

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