Madeleinede Jessey

Europe 1 · Pierre de Vilno · 1er septembre 2026

« Personne n’est à l’abri » face aux difficultés de langue

Madeleine de Jessey a présenté L’École des illettrés dans un échange consacré à la baisse du niveau scolaire, à la maîtrise de la langue et aux réponses pédagogiques possibles.

Résumé éditorialEntretien principal : 10 min 04Mis à jour le 3 septembre 2026

Madeleine de Jessey au micro de Pierre de Vilno sur Europe 1

Ce qu’il faut retenir

  • Les difficultés de lecture et d’expression ne concernent pas uniquement un milieu social ou une filière scolaire.
  • La langue conditionne l’accès aux autres apprentissages et la capacité à organiser sa pensée.
  • Le diagnostic ne suffit pas : l’entretien aborde la nécessité de revenir à des méthodes structurées et explicites.
  • Le livre présente la maîtrise du français comme un enjeu d’égalité et d’émancipation.

Une difficulté qui traverse les milieux sociaux

Madeleine de Jessey explique que les lacunes linguistiques ne se limitent pas aux élèves les plus fragiles. Son expérience en classes préparatoires lui fait rencontrer des jeunes travailleurs et sélectionnés qui peinent pourtant à employer précisément certains mots ou à construire une phrase correcte. Le livre interprète cette situation comme un problème général de transmission.

La langue comme outil de pensée

L’entretien insiste sur une idée centrale : la langue ne sert pas seulement à communiquer. Le vocabulaire et la syntaxe permettent de comprendre une consigne, de construire un raisonnement et d’exprimer précisément ce que l’on vit. Une maîtrise fragile du français peut donc affecter les apprentissages dans toutes les disciplines.

Du diagnostic aux solutions

La discussion ne s’arrête pas au constat. Madeleine de Jessey défend un enseignement explicite et progressif de la lecture, un travail régulier de l’écriture, de la grammaire et du vocabulaire, ainsi qu’une attention accrue à la mémoire et à la concentration. Ces orientations sont développées du CP au baccalauréat dans L’École des illettrés.

Langage et violence

Europe 1 a publié une seconde séquence consacrée au lien entre l’appauvrissement du langage et la violence des jeunes. La thèse discutée est qu’un jeune capable de nommer précisément ce qu’il vit dispose de davantage de ressources pour expliquer, contester et débattre. Cette relation est présentée comme un angle de réflexion, non comme une causalité unique permettant d’expliquer toute violence.

Voir et écouter les sources originales

Cette page est un résumé éditorial et ne remplace pas les entretiens originaux.